C’est l’une des questions les plus fréquentes – et l’une des plus difficiles à vivre. L’imagerie médicale (scanner, IRM, radiographie) ne visualise pas la douleur. Elle visualise des structures anatomiques. Elle est utile pour rechercher une cause identifiable, mais une douleur chronique liée à un dysfonctionnement du système nerveux ne laisse aucune trace visible à l’imagerie.
De même, les marqueurs inflammatoires classiques dans une prise de sang peuvent être tout à fait normaux. L’inflammation de bas grade qui accompagne souvent la douleur chronique est trop subtile pour être détectée par ces analyses standards.
La douleur prend naissance dans le système nerveux, et non dans les tissus eux-mêmes. Si le « bouton d’alarme » est trop sensible, on peut ressentir de la douleur sans qu’il y ait de lésion. Les examens d’imagerie classiques n’excluent donc pas la présence d’une véritable douleur ; ils ne révèlent simplement aucune anomalie structurelle, ce qui est le cas dans la douleur chronique primaire.
